Où se fabriquent les armes…

« Le Pas de la Manu »
Baptiste Deyrail
Edition Actes Sud l’An 2

EN BREF – Une question me semble nécessaire : comment et pourquoi le FAMAS-F1 a-t-il été inventé ? Peu de gens le savent mais le FAMAS, le fusil mitrailleur porté autrefois par les soldats français, est un sigle qui se décompose ainsi : Fusil d’assaut de la Manufacture d’Armes de Saint-Etienne.
Bienvenue à la Manu, trois siècles de fabrication d’instruments de morts. La ville dans la ville, le fort, la zone militaire. Franchissez le portail de fer forgé surmonté d’aigle d’or Napoléon III. L’accueil se fait arme au poing. Quand l’ouvrier a fini son quota de pièce pour la journée, il peut utiliser les machines pour bricoler ses créations, c’est la fameuse « perruque ». De l’intelligence et du hasard peut naître le meilleur ou le pire.

Baptiste Deyrail a mis du coeur à l’ouvrage. De la lourdeur du noir et blanc, où se mêle le travail ouvrier et l’ambiance d’époque d’une ville ouvrière, se détache une fiction très près du réel. Des visages, des mimiques, des expressions, que l’on croît volontiers familiers.
Les personnages dépassent des cases car tout est là : les différents langage – celui de l’usine comme le patois de la ville – les rites qui marquent la vie de l’usine, les différents ateliers et services, les arrangements entre les uns et les autres ; une peinture réussie de la quotidienneté, sur chaque page les anciens de la Manu nous racontent leur histoire.

Pour mener à bien son travail Baptiste Deyrail a collecté des témoignages et a fait un vrai travail d’investigation. Il connaît bien les lieux : il est passé par l’Ecole d’Art et Design qui occupe actuellement les bâtiments de la Manu. Ce quartier, je le connais bien aussi, et j’ai deux-trois histoires à vous raconter. A suivre…

Tribune de la Ligue des Médiateurs Numériques

En BrefSuite à l’annonce de la formation de 4000 conseillers sur deux ans, un collectif informel s’est crée : la Ligue des MédNum.

Une tribune a été rédigé à plusieurs mains : “Pour un numérique à échelle humaine”.
Elle a d’ores et déjà recueilli plus de quatre-vingt signatures, dont la mienne 😉.

10 propositions pour accompagner les conseillers numériques dans le cadre du plan de relance :

  • Mobiliser l’ensemble de l’écosystème territorial
  • Accompagner les conseillers numériques
  • Renforcer la mise en réseau des acteurs
  • Consolider les postes existants
  • Intégrer les questions de posture professionnelle de médiation dans les formations
  • Évaluation
  • Pérennité
  • Autonomisation
  • Prise en compte de la diversité des populations accompagnées
  • Développer l’accessibilité des sites de l’État et des services publics

Pour découvrir l’ensemble de la tribune et la signer cliquez ici.

Image par M W de Pixabay

Je suis tombé amoureux

Encore samedi dernier, je suis tombé amoureux. Un de mes librairie préférée avait ré-ouverte. Il avait une couverture intrigante. Du poids, de la matière, un parfum d’encre et de papier. Les couleurs vibraient sous mes doigts. J’ai ouvert les pages et je me voyais déjà sur mon canapé à lire.

J’aime les livres 📖. C’est une vraie passion et j’aimerais vous la partager. J’inaugure donc la catégorie “Amour des livres” sur ce blog.
Bien sûr, je parlerais médiation numérique, tiers-lieux et pédagogie… mais pas que.
Pour la première, je vous réserve une petite surprise.

A bientôt 😉

Crédits : Aurélien Marty.

Qui veut former les conseillers numériques?

Image par MartinL21 de Pixabay

Qui ? Quoi ? Pour quoi faire ? Et comment ?

Le 17 octobre dernier se tenait “Numérique en Communs”, l’événement en ligne a réunit les acteurs de la médiation numérique dans leur grande diversité.
Cédric O, secrétaire d’Etat au numérique, a annoncé la formation et l’embauche de 4000 conseillers numériques sur toute la France, le tout financé par l’Etat.

Un site Internet dédié de mise en relation candidats et recruteurs a été créé.
Ce sont d’abord les collectivités locales qui sont encouragées à recruter, viendra ensuite le secteur privé. Est financé : une formation de 350 heures et le poste à 100% sur deux ans ou 70% sur trois ans. Bien entendu, l’annonce n’a pas manqué de susciter débats et réaction au sein de la profession.

C’est pas du gâteau…

Qui va former les futurs conseillers numériques ?
4000 personnes à former jusqu’à fin 2022, le gouvernement veut créer un électrochoc pour aider le plus grand nombre à avoir prise sur le monde actuel.

Cela se traduit aussi par un gros gâteau 🍰 qui arrive sur le marché de la formation.

Mais qui ? Les centre de formation traditionnels type AFPA ou GRETA, les associations d’éducation populaire, les structures départementales ou régionales de médiation numérique déjà existant.e.s, les gros opérateurs connus pour leur formation au codage type Simplon… On risque d’assister au mariage de la carpe et du lapin, un choc de vision et de culture.

Dans les faits pour démarrer une session de formation il faut aligner trois planètes sur le même territoire : un groupe d’apprenants motivés, un groupe d’employeurs volontaires, et un organisme de formation légitime et compétent ; le tout sur un métier peu connu, là où les besoins sont hyper-connus…

Qui connaît un peu le monde de la formation professionnelle sait que selon le paysage sur lequel on est implantés, cela peut se révéler plus ou moins difficile. C’est pas du gâteau…

Et si l’Etat veut laisser la main aux collectivités locales, espérons que ces dernières vont saisir l’opportunité. Il faut des élus volontaires, conscients et informés… La médiation numérique doit être comprise comme un service public d’utilité locale. C’est pas du gâteau…

Quels contenus, quel référentiel pour la formation ?

D’autant plus que le financement s’étale sur deux ans, et après ? Qui financera les postes ? Que deviendront les conseillers numériques ? Ce qui nous amène au prochain débat :

Pourquoi conseillers numériques et pas médiateurs ? C’est peut-être un détail pour vous, mais dans les jours qui ont suivi l’annonce, la profession a défendu le second mot contre le premier.
Si le conseiller se limite à donner des indications, le médiateur tend vers l’autonomisation des personnes qu’ils accompagne. En somme “faire avec” > “faire à la place de” mais ce débat est loin d’être terminé. (A lire : les palimpsestes de Gérard Elbaze).

⌚ 350 heures de formation = 📅 10 semaines de cours, soit l’équivalent d’un certificat de compétence professionnelle. Pour vous donner une idée, c’est un peu moins que ma formation à l’ADEA pour un CCP (la mienne en comptait trois 📅📅📅 pour faire un titre pro 👨‍🎓).

Depuis ma place, sur le terrain, je peux vous assurer qu’à long terme cette courte formation ne permettra pas aux futurs conseillers numériques d’évoluer et de s’épanouir professionnellement.

Le métier vous oblige à apprendre continuellement, et apprendre ça s’apprend.

Sur le site du gouvernement, une offre de services et des missions d’accompagnement ont été clairement définis. On retrouve le basique, ok mais de mon point de vue, la médiation numérique ne peut se limiter à ce périmètre. Le numérique est transversal. Certains parlent même de développement territorial. La réalité du terrain et la diversité des besoins entre particuliers, publics et entreprises forment un ensemble complexe.

Promotion sociale

On m’arguera que c’est un premier pas, qu’il faut commencer quelque part, que “de 350 000 € autrefois on est passé à 250 millions”. Oui mais, j’y vois un risque, un effet pervers.

Comme les collectivités seront libres de choisir la personne recrutée, ce sont des diplômés avec CV et années d’expériences qui vont prendre ces futurs postes pour opérer une reconversion professionnelle, au détriment de personnes “éloignés”, “en difficulté” qui aurait bien besoin de comprendre le numérique. Et quoi de mieux que de transmettre pour comprendre. Les 350 heures deviennent tremplin, plus qu’un lancement. 🏄‍♀️> 🚀

Dommage, c’est un très beau métier pour faire de la promotion sociale. Aider “les plus éloignés du numériques” ce n’est pas simplement l’accès aux droits et le travail. C’est l’expression citoyenne, l’utilité sociale, la culture. Oui, je sais ce sont des grands mots et des vastes sujets mais c’est pour ça que j’aime le métier.

Soyons ambitieux, suscitons des vocations chez nos publics les plus en difficulté. Pensons sur le long terme, envisageons des parcours de long terme.

Dans les 350 heures de formation il y aura des sciences sociales nécessaires au métier, quid de l’apprendre à apprendre absolument nécessaire pour évoluer sur le marché du travail aujourd’hui ?

Cette formation devra être complétée plus tard. Avec quoi ? Les deux CCP restants de la formation Responsable d’espace de médiation numérique qui remplacera celle de Conseiller Médiateur Numérique l’été prochain ? 🧩🧩= 👩‍🎓 Mais là encore, qui dispensera ces formations ? Et surtout, en 2021… 🦠

Comment ?


En 2021, le Covid sera toujours là. Le télétravail, les MOOCS se sont popularisés, Digital Learning Manager devient un métier à la mode.
Alors comment former tout ce beau monde ? Présentiel vs distanciel. Sur LinkedIn, c’est Yann VandePutte, ingénieur de formation à l’AFPA, qui fut le premier à poser la question à la profession. Je reproduis ici ma réponse :

Il ne s’agit pas de faire la guerre présentiel vs distanciel. Les deux présentent avantages et inconvénients. Je pense que la plupart de la formation doit se dérouler en présentiel mais qu’une part de distanciel est nécessaire.

Pour plusieurs raisons :

  • Apprendre à sa promo le travail collaboratif en processus ouvert.
  • L’autonomie et l’autodiscipline, la débrouille.
  • Pousser ses apprenants à travailler et utiliser de nouveaux espaces : bibliothèques, tiers-lieux… etc…
  • L’apprendre à apprendre.

Lors de ma formation Conseiller Médiateur Numérique à ADEA formation(s) de Bourg-en-Bresse, nous avions fait un SPOC 🖖 (small private open courses ) durant une semaine sur la culture numérique avec des extraits de cours de Hervé le Crosnier (je recommande).
Nous devions rendre des travaux ensemble (travailler en groupe). Chacun avait la liberté de pousser le cours plus loin et d’en apprendre plus. Mais nous ne sommes pas tous égaux face à l’apprentissage et au numérique… Boucle bouclée.

Revoir Numériques en Communs.

Edit du 9 décembre 2020 : le marché public pour la formation des conseillers numériques est publié.


Faire École Ensemble, une communauté contributive

Crédits : Pixabay

A la (re)lecture de mon CV, je me suis rendu compte qu’il manque beaucoup d’expériences.

Ce qui fait mes compétences, mes savoirs se trouve entre les lignes.
Tous les événements, les offs, les communautés contributives, les Tiers-Lieux, auxquels j’ai participé ces dernières années m’ont permis de voir plus loin et d’apprendre plus vite.

Comment reconnaître toutes cette richesse ?

C’est tout l’enjeu de la contribution. Depuis le premier confinement, j’aide l’association Faire École Ensemble. Le but est d’aider les professeurs à transformer leurs pratiques pédagogiques avec le numérique.

Quel numérique voulons-nous à l’école ? “Du logiciel libre et contributif évidemment !” répondrais-je du tac au tac, mais je ne peux m’arrêter là. En tant que Conseiller Médiateur Numérique, ce n’est pas une mince affaire.

La semaine dernière en prévision des États généraux du numérique pour l’éducation nous, les contributeurs de la FÉE, nous sommes réunis pour faire un pré-sommet : les États généraux du numérique éducatif libre.

C’est exactement ce type d’événement qui ont fait le médiateur numérique que je suis aujourd’hui : de l’intelligence collective, des réunions bien préparées et bien animées, de la documentation avec des pads et des wikis, des profils très divers (profs, ingénieurs, designers, fonctionnaire et j’en passe), donc des points de vues et des échanges riches.

Au final nous avons fait des propositions pour les États Généraux du numérique pour l’éducation (l’officiel). Elles ont été (un peu) écou(r)té. Elles se résument ainsi :

  1. Reconnaître la contribution des enseignants aux communs, qu’ils s’agissent de ressources ou de logiciels libres.
  2. Participer à la création d’une fabrique des communs pédagogiques
  3. Pérenniser et ouvrir apps. edu

➡ Découvrir l’ensemble de l’intervention de la FÉE aux États Généraux du Numérique pour l’éducation. 🏫

J’ai pour ma part participer à l’atelier “Formation et Culture numérique (pour les étudiants/élèves/profs)”… évidemment la question de la médiation numérique est vite arrivée sur la table. Nos échanges constituent, je pense, des ressources précieuses pour l’avenir.

Pourquoi proposer du logiciel libre ? Il ne s’agit pas de jouer au militant, ni de faire des directives bombardées d’en haut. Il faut accompagner aux usages pour que la communauté éducative s’émancipe et devienne contributrice à son tour.

La deuxième journée des États généraux du numérique libre et des communs pédagogiques aura lieu le mercredi 18 novembre 2020.

J’ai mal à ma Visio-Conf – du risque d’épuisement cognitif en période de confinement

Une petite fille qui a fait trop de visio-conférence pendant le confinement
Photo by Henrikke Due on Unsplash

15 heures en 6 jours ouvrés du vendredi au vendredi moins samedi et dimanche.
Oui j’ai pris le temps de compter. De noter méticuleusement chaque visio, avec le nombre heures passées. J’ai ajouté en plus le temps au téléphone pour le boulot et l’entraide à se confiner développer la culture des communs et la configuration en Tiers-Lieux.

15H devant mon écran d’ordinateur ou pendu au téléphone. Grésillement dans les connexions synaptiques. Bruit blanc en continu dans l’encéphale. Et l’extrêmité d’une tige de plomb qui touche mon occiput ? Vous la sentez aussi ?

Rassurez-vous, nous ne sommes pas encore dans la matrice, cyberconnectés corps et âmes sur des serveurs.

Si je t’assure, l’espoir c’est toi !

La tête en choux-fleurs

Si vous lisez cet article, vous êtes certainement comme moi. Fatigués par les nombreuses visio-conférences générées par le travail et la collaboration à distance.

Autour de moi (par visio, tél ou mél), quand j’évoque le sujet tout le monde semble poser les mêmes constats :

  • Nous sommes beaucoup plus efficaces en télétravailant (si on est pas trop dérangés par ces enfants). Mais ce constat est déjà posé depuis longtemps par les premiers télétravailleurs (back to 2000’s my friend)
  • Les visios-conférences épuisent.

A la fin de la première semaine de confinement, j’avais le cerveau en choux-fleurs. Le vendredi soir venu, j’ai éteint mon ordinateur et j’ai été physiquement incapable de toucher mon ordinateur avant le dimanche soir.

Un formateur de ma connaissance s’est fixé comme règle de ne pas toucher son ordinateur le dimanche. On m’a également rapporté qu’un haut fonctionnaire avait exprimé la même souffrance quant à la multiplication des visios-conférences.

Pourquoi ça fait mal, docteur ?

Pourquoi à la fin d’une journée avec quatre heures de visio, avons-nous la désagréable sensation d’avoir le cerveau perforé par du calibre 9 millimètres ?

  • Parce que nous ne sommes pas habitués à cette situation.
  • Parce que parler devant un écran et une caméra, ce n’est pas naturel.
  • Parce que nous ne sommes pas habitués à faire des visios tous les quatre matins.
  • Parce que la plupart d’entre nous ne sait pas travailler en équipe.
  • Parce que travailler en équipe s’apprend sur un temps long et nécessite une certaine expérience.
  • Parce que travailler en équipe à distance est une contrainte supplémentaire.
  • Parce que l’illectronisme est une fumisterie.
  • Parce que nous sommes tous des handicapés.
  • Parce que nous avons toutes et tous des usages numériques différents et que les usages numériques changent et s’apprenent tous-les-jours !
  • Parce qu’il y a différence et débats entre ce qu’est la coopération, la collaboration et l’intelligence collective.

😀 Ça va mieux, là ? Fais-toi plaisir, bois un coup ! Si, si j’insiste.
Ça va bien se passer, tu vas voir.

Il était une fois…

Souvenez-vous, il n’y a pas si longtemps, vous donniez des cours, des formations ; vous faisiez des réunions, ou peut-être étiez vous élèves ou étudiants. Vous étiez avec des vrais vrais humains. Pas besoin de faire de test de Turing.

Ouah ! Comment c’était trop bien, tu te souviens, tu crois que ce sera possible bientôt ?

Ce n’était pas toujours facile, des détails vous échappaient, vous n’étiez pas toujours à l’écoute, votre concentration était parfois flottante, au travail vous étiez peut-être atteint de réunionite aïgue.

Mais au moins vous étiez dans un environnement de travail, vous saviez à peu près (sauf les deux du fond) où porter votre attention. Vous ressentiez votre corps, votre respiration, votre coeur palpipant, peut-être aviez-vous des vues sur le voisine ou le voisin.

Tu ne vas pas me faire croire que. Fais pas genre. La technique de zyeutage on la connaît. Et en plus, la femme est un homme comme un autre.

Vous n’avez que deux yeux, deux mains et un cerveau

En visio-conférence vous plongez dans un univers en continuelle expansion, le réseau des réseaux, j’ai nommé Internet I majuscule.

Création du groupe d’entraide numéro 440 localisation long : 8022 lat : 3306 CHECK !

En visio-conférence, vous êtes concentré sur plusieurs environnements :

  • Votre miroir-vidéo (Damasio si tu nous entends)
  • Votre interlocuteur
  • Vos interlocuteurs
  • Le quarantième outil de visio-conf que vous découvrez ( Zoom c’est dead les enfants)
  • Votre écran
  • Votre clavier et votre souris
  • Le bureau sur lequel est posé votre ordinateur
  • Le mail urgent qui vient de tomber
  • La notification rézosocio qui pourrait être importante/intéressante
  • La tâche que vous n’avez pas pu effectuer avant de commencer la visio
  • Votre enfant qui veut jouer à Animal Crossing ou doit faire ses devoirs
  • Votre enfant intérieur (Et oui, tout ça pour qui ? Tout ça pour quoi ?)
  • Votre maison, appartement, le rangement qu’il faudra faire ce soir
  • La fenêtre, le dehors
  • Le chant de l’oiseau, juste là
  • Les rayons du soleil

Que dit la science ?

Que dit la science ? Ben je ne sais pas, du moins pas vraiment. Mes connaissances en santé mentale se limite à la lecture de quelques bouquins. On parle de charge mentale, d’épuisement cognitif, d’addiction aux écrans. J’écris “on” car je ne suis pas spécialiste, simple amateur. Honnêtement, rions un peu et faissons de la Blanche Gardin psychologie.

On ne se voit pas devenir con. Parce que le cerveau en fait, c’est un organe caché, il est sous le crâne, on ne le voit pas se modifier.
Que tu bouffes de la merde tous les jours tu te vois devenir gros,
tu te vois dans la glace, mais tu te vois pas devenir con.
Tu t’en rends pas compte un jour devant le miroir de ta salle de bain
“Putain mais je suis entrain de devenir complétement conne là !”.

Blanche Gardin, à propos de la télévision… un autre écran.

Crétin de cerveau. Biais cognitif. Attention, l’ennemi c’est la peur, c’est nous, c’est les idées pré-conçuees dont nous sommes perclus.

Eternel retour à soi, de l’intérieur vers l’extérieur et vice et versa.

Je l’expliquais plus haut, en visio il est difficile de se connecter à son corps et ses émotions. Et en plus aux émotions des autres. Le langage corporelle est trés limité. Habituellement, il est une composante essentielle de la communication inter-personnel. Il faut faire des pantonimes.

Psychologues, psychiatres, médecins et psys du travail,
universitaires, scientifiques, nous avons besoin de vos lumières 
pour éclaircir ce problème précis. 

Alors que faire ?

Bois. Fais pipi. Fais des pauses.

Votre temps d’attention est limité. Vous n’êtes pas dans la Matrice. Vous n’êtes pas un robot (🤖 = travail en polonais 😉 ).

  • Apprenez à télétravailler, Internet est plein de ressources.
  • Une bonne réunion est une réunion bien préparée, une bonne visio est une visio hyperpréparée, comment animer une réunion à distance ? Ressource.
  • Faites des pauses collectives obligatoires, au bout d’une heure, ordonnez à tout le monde de quitter l’ordinateur pour 10 minutes.
  • Buvez. Attention pas de bouteille d’1 litre à côté de vos appareils ! Un verre d’eau moitié plein bien placé sur le bureau suffira.
  • Dès que vous le pouvez aller aux toilettes et resservez vous un verrre. Excusez-vous auprès des autres et quittez le poste pour quelques minutes.
Facilitation graphique animer une réunion à distance
Facilitation graphique par Lison Bernet pour un Afterwork au Lab01 d’Ambérieu-en-Bugey, thème : “Animer une réunion à distance”
Facilitation graphique animer une réunion à distance
Facilitation graphique par Lison Bernet pour un Afterwork au Lab01 d’Ambérieu-en-Bugey, thème : “Animer une réunion à distance”

Désintox : de moins en mieux

Ok. Vous êtes arrivé ici. Maintenant, il est temps de poser des questions simples mais absolument essentielles. Je suis médiateur numérique. Pourquoi je fais ce métier ?

  • Parce que j’aime ce métier.
  • Parce que c’est un métier, juste un métier pas un sacerdoce. Avec l’expérience, il faut apprendre à se déconnecter. Lors des mouvements de décembre 2019 contre la réforme des retraites, les travailleurs du numérique avait demandé ce droit : la déconnexion.

Comment, diable, j’ai commencer mon métier ? Par un blogue. C’était le 2 mai 2012. J’avais rédigé un manifeste. Aurélien Saison 1 Episode 1. Je dois dire que relire ce texte en période de confinement, ça me fait quelque chose. Un sentiment de fierté mêlé à l’inquiétude. Comme si le sillion se creusait dans du sable…

Quand travaillerons-nous à créer un numérique plus sain, plus accessible, plus simple, moins énergivore, moins omni-présent, pour le grand nombre d’entre-nous ?

Quand apprendrons-nous collectivement à nous saisir de ces outils, pour pouvoir les reposer sur l’établi au soleil couchant ? De quoi avons-nous besoin ? Comment vivre de moins en mieux ?

Comment lutter contre le start-upeur solutionniste, ce prohète monstrueux qui sommeille en nous ? Il est temps de se désintoxiquer.

🎵🎤“They try to make me to go to rehab and I say No No No

Arrêter le consulting, devenir jardinier. Lire des bouquins, ressortir les K7, les VHS, les pentax, les polaroïdes, et les pelloche 8 millimètres.

Drôle de révolution, vintage power et formica punk.

La suite au prochain épisode.

Bonus track

Vous cherchez un outil de visio ? Voilà une belle liste.

Covid19 – Comment j’ai aidé la ville de Maubeuge

Contexte : COVID19 – La premiers jallons de cet article ont été posé le 26 mars 2020.
Les appels aux dons, à bénévoles, à contribution, et autres aides fleurissent partout sur Internet et les médias. Ces nombreux appels ne sont pas sans soulever des questions sur lesquelles je reviendrai bientôt.

Les médiateurs numériques sont appelés sur plusieurs fronts :

Soutenir la continuité pédagogique, c’est-à-dire aider les personnels de l’éducation nationale à se saisir des outils numériques pour maintenir les apprentissages à distance.

– Aider la population en général, l’ensemble des citoyens à se saisir des outils numériques pour tous les usages du quotidien, à travers la plateforme Solidarité Numérique.

– Fabriquer des visières de protection pour toutes les personnes en première ligne (personnels soignants, les travailleurs sociaux, les livreurs, les commerçants, les agents de collectivité…etc) en coordonnant les nombreux FabLabs et makers et makeuses confinés à la maison partout en France. Oui, les FabLabs permettent l’accès à la fabrication numérique au plus grand nombre, ils font partie de la médiaiton numérique.

En vérité, le travail ne manque pas et la liste que j’ai posé est non-exhaustive. Là encore j’y reviendrai bientôt.

La documentation pour aider

Plus qu’auparavant, il me semble important de documenter ces initiatives, afin qu’elles trouvent des echos par delà la crise. Je suis très attaché à la documentation, elle fait partie de mon histoire.

Les ressources, les guides, les tutos, les recommandations, les MOOCs pullulent sur les réseaux sociaux… encore faut-il trouver les bons et les transmettre aux bonnes personnes et au bon moment. Je pense que les questions critiques à se poser sont, dans l’ordre de leurs urgences, les suivantes :

  • Comment atteindre les personnes non équipées d’ordinateurs ou de smartphone ?
  • Comment toucher les publics concernés ?
  • A quoi serviront nos travaux et ressources produites après le confinement?
  • Comment aujourd’hui préparer le déconfinement
  • Comment travaillerons-nous après la crise ?

C’est pourquoi l’initiative la plus intéressante, de mon honnête et humble point de vue, est le wiki Risposte Creative Numérique.

“Apprendre ensemble de la crise : Appel a la créativité et à la force du réseau des acteurs de l’innovation publique territoriale pour faire face aux nouveaux défis crées par la crise du covid 19”

https://ripostecreativeterritoriale.xyz/?PagePrincipale

Il est urgent de contribuer !

Le wiki se veut être une gare centrale des initiatives pour orienter les collectivités et les professionnels dans la bonne direction. Il urgent de contribuer ! Vous travaillez dans une collectivité ou professionnel du numérique : contribuez ! Voici comment :

https://video.cnfpt.fr/widget/utiliser-et-comprendre-le-wiki-1

L’exemple de Maubeuge

Ce wiki me donne les moyens d’agir ! De contribuer ! D’aider ! Humblement, bénévolement, d’entrer en contact avec des personnes qui ont besoin de mes conseils.

Sur le wiki, dans la partie “J’ai besoin” j’ai trouvé ce message :

Nous avons échangé au téléphone le jeudi 26 mars, voici mes recommandations.
Attention mes recommandations sont bénévoles et faites dans l’urgence, elles sont simplement un premier niveau de réponse, elles sont sujets à critiques et adaptation.

Le besoin de la ville de Maubeuge :
Faire de la mise en relation pour développer la solidarité

Il y a trois niveaux :

  1. L’action citoyenne
  2. Les relations entre agentes de la collectivité et les usagers
  3. Comment travailler à distance entre agents de la collectivité ?

Les citoyens agissent ! Ils s’entraident.

La collectivité doit relayer leurs intitiatives avec ses outils de communication .

Quelles relation entre agents et usagers en cette période ?

La ville de Maubeuge à des pages Facebook, le problème récurrent de ce rézosocio et son algorithme, c’est qu’il dillue l’information dans ses flux.
J’ai recommandé les applis smartphone type Illiwap pour faire du push et de la notification afin de mieux catégoriser l’info.

Aux citoyens indiquer deux sites :
Pour faire ses démarches en lignes, apprendre à se servir des outils numériques, faire cours à mes enfants…etc. : https://solidarite-numerique.fr/ avec le numéro vert.

Comment assurer la continuité pédogique ? Une ressource : : https://openclassrooms.com/fr/p/continuite-pedagogique

Certains de nos citoyens ont un smartphone, pas d’ordi ni d’imprimante.
J’ai un devoir maison à imprimer pour mon enfant :
=> J’envoie le document sur ecole@maubeuge.fr ou imprimante@maubeuge.fr
=> Je vais à l’état civil, l’adresse mél est tout le temps ouverte
=> Je télécharge mon document, j’imprime !

Comment travailler, collaborer, manager entre agents de collectivité ?

Nous avons l’Intranet => ok c’est outil mais pour quoi faire ?
Nous avons mis en place un Whatsapps => ok c’est outil mais pour quoi faire ?

Nous faissons du télétravail ? Et c’est naturel ? Et vous le faites bien ?
Deux guides à lire :

En résumé il faut penser aux processus, aux méthodes et à l’organisation, avant de penser aux outils. Vaste sujet sur lequel, je reviendrai dans un prochain article.

Envie d’aller plus loin, de plus de ressources ?
N’oubliez pas ce wiki !

De journaliste à commoner, la documentation c’est mon histoire

Première édition de l’article : 1er avril 2020 en situation de confinement #nojoke.
Si nécessaire, je reviendrai et compléterai cet article avec vos retours. Tous les édits seront notés ci-dessous.

Contexte : Séminaire de contribution, transformation, appel aux dons, MoviLab le wiki des Tiers-Lieux, connaît une importante actualité. En tant que contributeur je souhaitais livrer mon témoignage sur mes pratiques de documentation.
Ce texte contient du savoir chaud, de l’expérience, j’espère qu’il permettra de mieux saisir l’importance éditoriale dans les pratiques de documentations. Une fois de plus, il y a des échos avec ma formation de journaliste.

Je ne peux oublier cette première fois, où j’ai utilisé un pad collaboratif en ligne. C’était à Lille en novembre 2013…

J’avais les pieds tremblant, mes cuisses frissonnaient sous mon ordinateur portable, des fourmis creusaient de nouvelles galeries dans mon cerveau, et un courant électrique alternatif chatouillait ma colonne vertébrale.

J’étais soufflé, ému, impressionné par la beauté et la puissance de ce simple outil. C’était en novembre 2013 aux Rencontres Ouvertes du Multimédia et de l’Internet Citoyen et Solidaire à l’ancienne gare Saint Sauveur de Lille.

Nous étions assemblés en rond sur des chaises, une dizaine parmi d’autres dizaines. Nous parlions du modèle économique des Tiers-Lieux. À l’époque, le sujet était peu connu, obscur, technique. Bien sûr, je ne comprenais pas tout mais je saisissais tout. Je rendais compte en direct. J’étais lu, complété, édité, corrigé en live. Je reportais au coeur de l’action. Je n’en perdais pas une miette.
Il n’était pas question de faire de la mise en scène, il me fallait extraire de la matière brute d’intelligence collective. Je tapais au kilomètre, très vite, et je pouvais compter sur les autres pour lire, corriger, compléter, éditer en direct. Personne ne m’avait appris à travailler comme ça auparavant .

J’éditais du texte, j’étais des lignes et une couleur sur un écran blanc aux lignes numérotées. La conversation était prolongée, augmentée, nous laissions une trace sur un serveur, une trace lisible et compréhensible par les absents, par les intéressés, à commencer par les autres participants des ROUMICS.

Personne dans l’assemblée ne venait troubler la véracité des propos ou le sens des phrases. Un accord bienveillant de partage et de construction s’imposait à nous.

Le prochain lundi

Il me faudra quelques années d’expérience pour comprendre que cet accord, faussement tacite, ne venait pas en premier lieu de l’outil mais de la volonté sincère des participants de créer une ressource utilisable et appropriable. Une ressource résultante de notre volonté et faite à notre mesure.

Je connaissais les ficelles de la rédaction et de la mise en scène de l’information, évidemment leur caractère fini, définitif, impose des biais. Journaliste de formation, je l’ai constaté de nombreuses fois. Si on ne pense qu’au temps présent, l’histoire que l’on raconte ne vivra peut-être que quelques jours. Comment dépasser cet horizon du lundi prochain ? Documenter.

J’aimerais donner ici quelques explications quant à ma pratique de documentation et son histoire. J’insiste sur un point, il ne s’agit que de ma pratique de documentation. Il faut rester humble, c’est important dans une posture de documentation.

Rester humble

Il faut d’abord se défaire de l’invective médiatique du « D’où parles-tu ? ». Documenter c’est faire peu de choses, plein de petites choses. Commencer petit, prévoir grand. Pour documenter tout un chacun doit être légitime. Corriger une faute d’orthographe. Mettre un lien hypertexte. Poser une balise. Poser une première couche, puis corriger, revenir, ajouter, modifier. La documentation d’une personne ne peut être vu et qualifié que dans son ensemble. On ne peut pas prendre une partie pour le tout, un article pour argent comptant. C’est la sédimentation de tous les articles, de toutes les pages, de toutes les couches qui fait la documentation.

Tendre vers le récit, avec comme stratégie la défense, comme but la préservation.

Rester humble. Accepter l’inachevé comme résultat. Tendre vers le récit, avec comme stratégie la défense, comme but la préservation. Une documentation n’a de sens et n’existe qu’en lien avec d’autres documentations. Une page wiki est nécessairement liés à d’autres pages wiki, comme un article de blog fait référence à d’autres articles de blog. Les mots s’inscrivent dans un champ lexical particulier, une taxonomie pourrait-t-on dire, d’où découle une culture à la fois communautaire et propre à soi : un commun.

De journaliste à commoner

Voici mon histoire : je suis arrivé dans les Tiers-Lieux étant journaliste et communicant et en quelques années je suis devenu commoner. Tant que faire se peut je prend soin du patrimoine informationnelle commun des Tiers-Lieux.

En 2014, j’ai lancé un média participatif sur les Tiers-Lieux. Il n’existe plus aujourd’hui mais j’en ai gardé toute les précieuses données. Elles attendent une seconde vie. Au-delà d’un échec (trop vite, trop gros, trop tôt, trop jeune…), ce média fut un vecteur pour m’approprier de nouveaux savoir-faire et de nombreuses connaissances. C’est en 2015 que j’ai réellement compris l’intérêt de MoviLab et par extension de Wikipédia. Les wikis ont cette force qui est d’obliger à donner un contexte à sa documentation, à documenter la documentation. Chaque page à son histoire, on sait qui a modifié, quoi et quand.

What’s mine is yours

Si je documente c’est d’abord pour moi et donc pour toi. Il y a le plaisir de la mémoire, des traces et jalons laissés sur le chemin des années, mais il y a un véritable intérêt professionnel.

Aujourd’hui, j’ai un poste de médiateur numérique. Je dois faire un atelier Arduino, j’ai créé une page MoviLab pour cela. Je dois aider des collègues à trouver des outils pour accompagner les personnes âgées aux usages numériques, j’ai crée une page pour cela. Définir un Tiers-Lieux, il y a des pages pour cela. Quel est l’histoire de Saint-Etienne de ces dernières années ? Le saviez-vous, le premier OuiShareFest, c’était en 2013 ? Y-a-t-il des liens avec Saint-Etienne ? Oui, nous en avons les traces.

De notre grotte nous conjurons le sort

Il y a très longtemps des humains sont partis à la chasse. Pour manger, il devait vaincre d’énormes bêtes. Pour conjurer le sort, ils ont dessiné l’histoire du jour sur les murs de leurs maisons. Aujourd’hui des touristes par milliers viennent visiter la Grotte de Lascaux.

Je documente toujours pour les autres mais ce n’est pas ma première pensée et je ne nourris aucun espoir. L’oeuvre reste, le créateur meurt. Nous courrons tous vers la même fin. Le peu que j’ai fait servira à quelque chose de toute façon, le devenir de mon travail ne m’appartient déjà plus. Un an, deux ans ou cinq ans après, il se trouve souvent un passager – lecteur, jardinier, patrouilleur ou codeur – qui s’émerveille. La page existe. L’action peut devenir savoir. L’information est toujours là. Et si tu es mécontent de ce patrimoine, il n’appartient qu’à toi d’y contribuer.

La grotte de Lascaux – Source : Wikipedia

Mon premier MOOC, l’art de la pédagogie

Entre décembre 2019 et février 2020, la Grande École du Numérique proposait un cours en ligne sur “l’évaluation dans l’acquisition des compétences”. J’ai revu mes classiques et j’ai appris de nouvelles choses. 

Les MOOCs (massive open online course ou formation en ligne ouverte à tous) sont une forêt touffue dans laquelle on peut vite se perdre. Il en existe des millions sur des milliers de plateformes sur des sujets très divers (même sur l’histoire du terrorisme récent et la lutte contre la radicalisation). Moi-même, avant de rentrer en formation, je m’y étais essayé à plusieurs reprises sans grande réussite. Manque de temps, pas toujours sûr de ce que je cherchais, comme nombre d’apprenants je manquais d’assiduité… 

Pas si Massif, le MOOC

Cette fois-ci les enjeux étaient différents. Le cours était bien ciblé et bien contextualisé. Il s’adressait à une communauté précise, bien définie : les formateurs, coordinateur de formations, coordinateurs pédagogiques aux métiers du numérique, labellisée GEN… de préférence mais pas obligatoirement. 

Contrairement à une idée reçue, les MOOCs ne s’adressent pas au tout venant. Ils ne rendent pas le savoir universel accessible à tous d’un claquement de doigts, quelques pré-requis sont indispensables. L’apprenant doit savoir ce qu’il cherche ; les concepteurs pédagogiques à qui ils s’adressent et pourquoi.  

Dès le début, le temps nécessaire au MOOC était annoncé : deux à trois heures par semaine. Ce qui relève de l’ordre du possible dans une semaine de travail bien organisée.

Ce que j’ai appris

J’ai trouvé le cours bien construit, car les apprenants étaient poussés à l’action et la réflexion. Pour rappel un (bon) MOOC c’est ( ce sont ) : des cours en multimédia (texte, vidéos, sons…) + un forum + des visio-conf avec les concepteurs pédagogiques + des validations de compétences à chaque module. 

Après chaque cours, il fallait interagir, faire une proposition sur le forum et la confronter avec les autres apprenants. J’ai revu l’incontournable taxonomie de Bloom, j’ai appris le sens du mot docimologie. 

Sur les cinq modules, le plus intéressant était consacré aux OpenBadges. Le sujet est plutôt bien documenté, je vais essayer de faire bref et simple : 

Un OpenBadge, c’est comme une compétence acquise dans un jeu de rôle. 

Ex : Je suis sorcier, j’accède au niveau III grâce à mon expérience, j’acquiers la compétence nécromancie. Je vais pouvoir ressusciter les morts.

Dans le jeu de rôle du réel, un OpenBadge est une image avec des métadonnées qui valide une compétence dans un contexte particulier. 

Ex : J’ai le badge SuperMaker3D, il certifie que je sais me servir d’un scanner 3D, des logiciels de conception et d’impression 3D, et d’une imprimante 3D. Je l’ai obtenu au Lab01. Ce badge peut être reconnu dans d’autres FabLabs qui l’endossent ou reconnaissent des équivalences… et oui ce standard d’évaluation est ouvert !

Les OpenBadges sont portatifs, peuvent se partager sur des CV en ligne. À l’avenir on peut imaginer « qu’il y aura autant de badges que de sites webs » dixit le cours. Une diversité qui fera la richesse dans l’acquisition des compétences et la création de formation à la mesure de chacun.  

badgecanevas
Canevas pour créer son propre badge créé par l’association Reconnaître

Le MOOC comme outil et processus

Dans le monde de la pédagogie des formations professionnelles, des rélexions sont à l’oeuvre quant à l’utilisation des MOOCs. À la lumière de cette expérience, je crois qu’il ne faut pas voir dans le MOOC une finalité, mais un outil, un processus.

Notons quelques initiatives intéressantes : 

La région Auvergne-Rhône-Alpes lance bientôt une formation en partenariat avec l’Ecole des Mines de Saint-Etienne. Elle sera mi-MOOC, mi-FabLab. Elle s’adressera aux demandeurs d’emplois. J’imagine que le but sera de faire réaliser en FabLab ce qui a été appris grâce aux cours en lignes. 

Au Lab01, où je travaille, nous réfléchissons à la création d’un Campus Collectif. L’objectif est de réunir pendant deux heures par semaine des personnes qui suivent des cours en lignes (tutos youtube, MOOCs, tout ce qu’Internet peut offrir…) et de créer les conditions d’un partage des connaissances. Le meilleur moyen d’apprendre étant d’expliquer à d’autres ce que l’on a appris. Pour le moment nous essayons de lever les freins : trouver le bon créneau et un nombre suffisant d’apprenants.

Comme je l’ai expliqué plus haut, avant de suivre un MOOC il y a un chemin à parcourir : savoir se servir d’un ordinateur, savoir pourquoi on suit le MOOC… etc… 

Sur Internet, la plateforme We Co Learn (en cours de développement) veut mettre en relation les autodidactes, ainsi permettre la création de communautés apprenantes localisées. Un outil à tester pour les organismes de formation et les FabLabs. 

Quoi qu’il en soit, les cours en ligne s’inscrivent dans des enjeux multiples : formation continue des salariés, formation des formateurs, formation des personnes éloignées de l’emploi, réponse à de nouveaux besoins de compétences en entreprise…etc. 

Et maintenant je mets le cap sur un nouveau MOOC : l’atelier RGPD par la CNIL. 

Contribuer aux communs de la connaissance sur MoviLab :
Formation aux métiers du numérique

Merci à Catherine Serre, Mary de Paris, Sylvie Pollastri et les contributeurs anonymes pour leurs aides dans la publication de cet article.

J’ai (encore) Museomixé dans le Forez

Qu’est-ce que Museomix ?

  • Un makeathon culturel international qui croise les regards et les talents.
  • Une rencontre des médiateurs, bricoleurs, designers, développeurs, graphistes, communiquants, artistes, écrivains, scientifiques qui se retrouvent au cœur d’un musée pour expérimenter et vibrer ensemble.
  • 3 jours pour inventer, concevoir, fabriquer et tester un dispositif de médiation muséale innovant et emprunt de numérique

C’est un marathon créatif de trois jours dans un Museomix, mais non ce n’est pas un truc de bobos. Il s’agit de regarder les musées autrement, proposer autre chose, de faire des belles recontres.

L’association et les communautés Museomix sévissent depuis 2011. Son histoire est largement documenté. Pour ma part, j’avais participé à l’aventure en 2014 au Musée d’Art et d’Industrie de Saint-Etienne.

Le textile et le patrimoine

Cette fois l’édition 2019 se déroulait dans deux villages du Forez : Cervières et Panissières.
Distant de 60 kms Cervières et Panissières partagent un trait commun : un patrimoine industriel textile. À Panissières on confectionnait des cravates. Pendant longtemps les grenadières de Cervières ont cousu des insignes au fil d’or, sur les uniformes des armées françaises, de la légion étrangères, sur les habits verts des académiciens, sur les tricornes des préfets ou encore sur un costume pour un certain Bokassa.

MixRoom

J’ai eu la chance d’intervenir sur la Mix Room pour documenter l’événement. Nous étions trois à la production de ce petit documentaire qui résume les trois jours et conte l’histoire d’un patrimoine méconnu.

Allez plus loin

Des nouvelles de votre Médiateur Numérique bien aimé

Coucou les loulous ! J’espère que vous allez bien. Pour ma part, il y a eu de nombreux changements ces derniers mois, ce qui explique mon long silence.
Voici donc une petite brève missive pour faire le point et vous annoncez de prochains changements sur le site.

Je remercie les nombreuses personnes qui ont partagé, liké et feedbacké mon article précédent : Accueillir des travailleurs handicapés dans un FabLab, ce que j’ai appris.

Je suis fier d’avoir obtenu haut la main mon diplôme de Conseiller Médiateur Numérique. Écrire des articles a aidé ;-). Le jury a même évoqué mes vacances bretonnes dans des camps de hackers peu orthodoxes.

Je travaille au Lab01 d’Ambérieu-en-Bugey en tant que Conseiller Médiateur Numérique avec le rôle de coordinateur de formation. Je donne des cours, je gère l’administratif et suis au contact quotidien de 12 apprenants (de 17 à 57 ans).
Je prends des notes tous les jours. Je pourrais écrire un roman sur cette formation.
J’ai commencé la documentation. Je viendrai partager l’expérience avec vous.

Je suis heureux, après avoir été formé à la médiation numérique je forme des médiateurs numérique à mon tour. C’est la meilleure chose qui pouvait m’arriver.

J’ai planté un arbre à palabres quelque part dans l’est de la France.

Je vois les Tiers-Lieux pousser comme une forêt. Je vis à Bourk (avec un k pour les intimes). Rien que dans ma rue il y a un café-restau et un espace de coworking qui se revendiquent comme tel. Quand je repense à 2012… Au Comptoir numérique… Saint-Etienne… #LesVraisSavent

Je fais de la llittératube, de la littérasphère, de la littéranum, c’est un peu grâce à François Bon, tiers-éditeur au tiers-livre. Ce blog va bientôt devenir un espace de création.

J’ai un point commun avec Jack Dorsey, le fondateur de Twitter. Je pense que Fip est la meilleure radio du monde. Fip c’est de l’argent public, la firme au piaf bleu paie-t-elle des impôts en France ? Non pas de tatouage pour moi merci.
J’ai la preuve que Fip est la meilleure radio du monde, j’ai découvert ce morceau fait avec des enfants de Marseille, en termes de MédiaLab c’est du haut niveau !

Je vous fais des bisous. À bientôt les Loulous !

Animer des Initiations Arduino, ce que j’ai appris

Cela fait bien longtemps que je n’ai pas alimenté ce blog, je n’en suis pas moins actif pour le moins.

Ma formation s’est arrêtée pour ce mois de décembre. Je consacre mon temps aux cours et au Lab01, Tiers-Lieux d’Ambérieu-en-Bugey, où je suis en stage. 

Afin de parfaire mes compétences de médiateur numérique, j’ai organisé des séances d’initiation Arduino.  Trois mercredis soirs d’affilé, sans pré-inscriptions, avec un peu de com’. C’est en forgeant que l’on devient forgeron.

C’est quoi Arduino ? Pourquoi Arduino ?

Arduino c’est une carte électronique dotée d’un micro-contrôleur, on peut brancher des capteurs et des actionneurs dessus. Il est possible de réaliser plein de projets sympas. (Construire des robots, imprimantes 3D, stations météos, etc…).

J’ai choisi Arduino car la manipulation de l’objet demande de faire des branchements électriques, d’écrire du code numérique et d’injecter ce code dans la carte. Dans le contexte d’un FabLab il me semble important que le public puisse toucher et manipuler, qu’il voit les effets d’un fichier numérique sur un objet réel (comme l’impression 3D).

Arduino permet également une bonne initiation au code. Il y a des outils de code visuels (nous le verrons) et l’on peut se confronter à la réalité de son IDE et la rudesse du code C.

Préparation

Rassurez vous : pas besoin d’être un hyper pro de l’Arduino pour réaliser ce type d’animations. Il suffit de bien connaître le sujet, d’être capable de réaliser quelques manipulations (faire clignoter une guirlande de leds par exemple), écrire et savoir décrypter des lignes de codes.

L’important c’est de donner le goût, le goût d’apprendre et d’aller plus loin, de chercher par soi-même. Donner l’envie d’avoir envie…

Pour communiquer, j’ai utilisé les réseaux sociaux du Lab. 
Le petit truc en plus : nous avons une Bulloterie au Lab, elle m’a permis de connaître les membres du Lab intéressés par le sujet et de leur envoyer un texto personnalisé.

En parallèle, j’ai créée une page MoviLab Arduino. J’ai simplement copié les éléments présents sur une autre page du wiki : Médiation numérique à l’internet des objets.
J’ai ensuite complété avec d’autres infos et liens et je suis arrivé à un beau résultat.

J’ai même écrit à l’ami Monsieur Bidouille pour qu’il intègre le lien dans la description de sa magnifique vidéo.

Cette page MoviLab a plusieurs fonctions :
– Elle permet de présenter et d’introduire le sujet lors de l’atelier.
– Elle sert de ressources et de trame pour l’atelier.
– Elle sert d’outil de remédiation et d’autonomisation des participants, les apprenants auront de la matière à ramener chez eux.

Pour me donner une feuille de route plus précise, je me suis servi de mes cours d’andragogie de l’ADEA et j’ai construit un scénario pédagogique. Une trame à suivre pour ne pas me perdre.

L’atelier

Le grand soir est arrivé. Tout d’abord, il faut créer l’ambiance, donner à voir et à toucher. Mettre un peu de musique, disposer du matériel à droite à gauche. Faire comprendre que l’on est dans un FabLab où l’on fait des trucs et construit des machins à partir de ses propres mains.

J’ai commencé par montrer la vidéo de U=RI. 2 minutes 30. Courte. Efficace. Elle permet d’introduire le sujet.
Ensuite, il s’agit de répéter, de remontrer, de répondre aux premières éventuelles questions. C’est également le moment de montrer les possibilités de l’Arduino avec de beaux objets comme le Smart Citizen, le Makey Makey ou la Gamebuino.

Mes ateliers ont attiré des enfants, j’ai donc adapté mon langage et réduit le nombre d’informations et d’exercices que je souhaitais donner.

Première manipulation : le Blink, brancher une led et une résistance sur la breadboard, les relier à l’Arduino et les faire clignoter grâce au bon code.

Il est possible de faire de l’Arduino sans Arduino. Tinkercad propose de faire des montages virtuels avec son programme Circuits.

Ensuite j’ai proposé aux enfants de complexifier les choses en faisant une guirlande : brancher trois leds et les faire clignoter alternativement comme un feu rouge. 

Tinkercad circuits

Un des avantages de Tinkercad est qu’il est possible de faire du code visuel et ensuite de montrer le code C produit pour mieux le traduire et le décrypter.

Une façon de poursuivre tout en simplifiant les choses est de montrer un kit Grove. Ce kit, que l’on peut acheté avec Arduino, permet de faciliter les branchements. On peut donc se concentrer sur le code.

Ce que j’ai appris

L’atelier appelé “Initiation Arduino” a surtout attiré des enfants ou des adultes qui accompagnent leurs enfants.

On ne transmet pas la même information de la même façon à un enfant de CM1 et à un élève de 3ème. Pour les petits, il est trop tôt pour écrire en C, après le premier Blink, vient le moment de jouer au Makey Makey ou code.org.

Il faut trouver à chacun le juste niveau de difficulté et le réadapter à chacun instant. Après “je ne comprends pas”, on descend d’un cran et vient le “c’est trop facile” : l’enfant avait besoin de passer par une étape plus simple pour réussir une tâche plus complexe.

Avoir un scénario pédagogique c’est bien, mais il faut savoir s’en détacher.  Impossible de faire la même séance à des enfants de niveaux différents.

Faire des Initiations Arduino doit servir des prétextes : pour découvrir le FabLab, la culture numérique, de nouveaux outils numérique.

On est vite dépassé, par la techno ou par les questions et les envies des apprenants. Impossible de devenir un expert Arduino, à moins d’en faire son métier et devenir électronicien ++. 

Faire des initiations Arduino, c’est aider les autres à franchir une barrière, celle d’un nouveau langage fait de codes et de manipulations. Et cela résume bien, je crois, la médiation numérique.


Comment apprendre des uns et des autres ?

Les huit cobayes de la première promo du Titre Pro Conseiller Médiateur Numérique terminent leur première semaine. Entre les cours et les pauses cigarettes, nous apprenons lentement à nous connaître.

Ma première impression était la bonne : nous avons des profils très différents.
Des geekos, des techos et des travailleurs sociaux. Comment allons nous apprendre des uns et des autres ? Déjà, nos formateurs nous mettent sur le métier.
Continuer la lecture de « Comment apprendre des uns et des autres ? »

C’est la rentrée des Conseillers Médiateurs Numériques

En ce mois d’avril 2018, je fais ma rentrée. Cela peut vous sembler étrange, mais je démarre une formation d’un an de Conseiller Médiateur Numérique au centre de formation de l’ADEA de Bourg-en-Bresse. Je découvre les locaux, la formation, mes professeurs et surtout mes camarades. Nous sommes la première promotion d’une formation qui répond à des besoins nouveaux. Ce métier nouveau est, en réalité, à la croisée du numérique et du travail social.

Une formation d’un nouveau genre

Nous sommes des cobayes. Nous sommes la première promotion d’une formation d’un nouveau genre. Cyberbase, Télécentre, espace publics numérique, Tiers-Lieux… la médiation numérique a une histoire. Portée par quelques pionniers, elle est née au début des années 2000 avant l’avènement des réseaux sociaux. À l’époque pas d’école, ni formation pour devenir médiateur numérique. Le métier s’apprend d’abord sur le terrain. Un peu moins de 20 ans après, les enjeux du numérique touchent toute la société. Le moment semble propice pour se lancer.

Nous apprendrons à accompagner différents types de publics : demandeurs d’emplois, handicapés et maisons de retraites. Nous allons d’abord suivre des trames de médiation avant de créer les notre.
Nous avons découvert nos salles de formation et de pratiques. Nous allons notamment travailler dans l’EPN de l’ADEA. Cet espace public numérique a été crée en 2013. Il a été pensé pour l’accessibilité des handicapés avec du matériels adaptés.

La plupart des locaux sont encore en cours d’aménagement #WorkInProgress #WorkInPromesse. Dans quelques mois nous aurons un FabLab, un espace de Coworking et un Learning Lab équipés de grand écran tactile.

Je suis heureux, car notre promo va participer à la construction du lieu et de la formation. À notre manière nous sommes des pionniers, nous faisons la trace.

La médiation numérique, un travail social

Nous sommes huit. Nous venons d’horizons très divers. Nous avons une grande variété de profils. Au jugé, nous avons de 19 à 40 ans.

Il y a un ancien boulanger-pâtissier, une auxiliaire de vie, une animatrice socio-culturel, un développeur web, une éducatrice de jeune enfant, un ancien étudiant en génie mécanique, et moi-même, ancien journaliste et Tiers-Lieux lover.

Nous avons tous une petite expérience de la médiation numérique. Nous sommes tous des autodidactes de l’informatique. La plupart d’entre nous a eu de longues expériences associatives.

Il y a des profils de geeks, de techos et de travailleurs sociaux. Nous avons beaucoup à apprendre des uns et des autres, je suis enthousiaste.
En ce premier jour de rentrée, nos formateurs ont eu à cœur de nous le répéter : “Cette formation est à la croisée du numérique et du travail social.”
Eh oui ! De plus en plus de services publics se dématérialisent. De plus en plus de démarches administratives se font par Internet.

Si vous avez besoin d’aide : appelez un médiateur !

Museomix, les Musées transformés en Tiers-Lieux

Amazing vous l’avez annoncé et surtout ici. Les musées ont été remixés. Amazing a couvrert le muséomixage du Musée d’Art et d’Industrie de Saint-Etienne, les 7, 8 et 9 novembre derniers.

Museomix c’est une communauté d’aficionados des musées qui viennent apporter pendant trois jours leurs compétences pour transformer les expositions. Bref, un Tiers-Lieux éphémère dans un musée.

7 musées connectés

Muséomix au Musée d'Art et d'Industrie à Saint-Etienne, novembre 2014 (2)Pour cette quatrième édition, sept musées de quatre pays différents étaient connectés (France, Suisse, Royaume-Uni, et Canada).

Des musées reliés par les hautes technologies :
– ambiance Star Trek avec des webcams pour voir les travaux des autres musées.
– ambiance Star Wars, avec des robots de téléprésence qui permettaient de se balader dans les autres musées.

Au total ce sont 42 projets de nouvelles installations qui ont été proposées : revisiter le passé ouvrier, s’habiller comme au XIXème siècle, recréer un squelette avec des os de dinosaures…ect…

Les projets aboutissent sur des prototypes testés par le public le dimanche. Pour la plupart, ces prototypes sont participatifs, ils poussent le visiteur à découvrir des détails ignorés ou à participer lui-même aux expositions.

De nombreuses connexions créées

Muséomix au Musée d'Art et d'Industrie à Saint-Etienne, novembre 2014 (1)Des projets possibles grâces au numérique, aux fablabs présents sur place et aux nombreuses compétences qui se mélangeait : graphiste, codeurs, designers, communicant, rédacteurs de contenus, musiciens…

Beaucoup de connexions ont pu se créer pendant les trois jours. À Saint-Etienne, on a vu de nombreux entrepreneurs se rencontrer. Deux fablabs ont travaillé ensemble : OpenFactory de Saint-Etienne et la Fabrique d’Objets Libres de Lyon.

Des projets et un hackprojet

A Saint-Etienne, six projets ont finalement émergés. Vous pouvez les découvrir ici.

Un dispositif sera-t-il pérenniser, comme ce fut le cas en 2012 avec les Tables Claudiennes du musée Gallo-Romain de Lyon ?

La réponse devrait arriver courant 2015.
En attendant un septième projet a été proposé, un hack-projet avec une conscience citoyenne qui visent à utiliser et rendre vivant le musée d’Art et d’Industrie.

Museomix, tout comprendre, tout savoir…

Le processus de Museomix a été documenté :
Le Code source de Muséomix
Le Code source de Muséomix Saint-Etienne

Comment est né Museomix ?

Comment ça fonctionne ?

Comment sont sélectionnés les musées ?

La Jeunesse Européenne prend la parole grâce aux Tiers-Lieux

Les ressources des Tiers-Lieux permettent l’appropriation citoyenne des médias. C’est pourquoi Amazing existe !
La dernière semaine d’octobre 2014 à Saint-Etienne, les Tiers-Lieux ont travaillé ensemble pour aider à la création d’une vidéo.

Le Projet Polka

Médias citoyens dans les Tiers-Lieux, OpenFactory, octobre 2014 (2)Fin octobre 2014, 10 jeunes de toute l’Europe (Pologne, Slovaquie, Grèce, Roumanie…etc…) viennent à Saint-Etienne pour le projet Polka. Un cycle de rencontre de jeunes autour des politiques européennes de la jeunesse. Réflexions, échanges, découvertes… les jeunes peuvent mieux appréhender la complexité de leur continent et de ses Institutions Politiques.
A Saint-Etienne, c’est l’association Dynamiques Plurielles hébergée au Remues-Méninges (Café-lecture et Tiers-Lieux) qui a accueilli les jeunes.

 

Le Processus plutôt que le résultat

Médias citoyens dans les Tiers-Lieux, OpenFactory, octobre 2014 (3)Les jeunes doivent rendre des productions artistiques/journalistiques ou humoristiques.
Quatre étudiantes souhaitent réaliser une vidéo. Dynamiques Plurielles se tournent alors vers Amazing!
Pendant trois jours, les quatre étudiantes ont pu découvrir le tournage, la prise d’interview, le dérushage, le montage grâce à un accompagnement aux médias citoyenx.

Un travail de  longue haleine d’autant plus que les étudiantes ont souhaité faire une vidéo en quatre langues : Roumain, Polonais, Espagnol et Français, sous-titrée en Anglais.

Le travail de préparation et de montage s’est déroulé à OpenFactory (Tiers-Lieux, Fablab et Hackerspace), un environnement de travail idéal avec de nombreuses ressources à disposition.

Le but pour Amazing et les étudiantes n’était pas de rendre un travail professionnel, mais de s’inscrire dans un processus de co-création et d’expression citoyenne :

[vimeo width=”600″ height=”500″]https://vimeo.com/111103856[/vimeo]