Des nouvelles de votre Médiateur Numérique bien aimé

Coucou les loulous ! J’espère que vous allez bien. Pour ma part, il y a eu de nombreux changements ces derniers mois, ce qui explique mon long silence.
Voici donc une petite brève missive pour faire le point et vous annoncez de prochains changements sur le site.

Je remercie les nombreuses personnes qui ont partagé, liké et feedbacké mon article précédent : Accueillir des travailleurs handicapés dans un FabLab, ce que j’ai appris.

Je suis fier d’avoir obtenu haut la main mon diplôme de Conseiller Médiateur Numérique. Écrire des articles a aidé ;-). Le jury a même évoqué mes vacances bretonnes dans des camps de hackers peu orthodoxes.

Je travaille au Lab01 d’Ambérieu-en-Bugey en tant que Conseiller Médiateur Numérique avec le rôle de coordinateur de formation. Je donne des cours, je gère l’administratif et suis au contact quotidien de 12 apprenants (de 17 à 57 ans).
Je prends des notes tous les jours. Je pourrais écrire un roman sur cette formation.
J’ai commencé la documentation. Je viendrai partager l’expérience avec vous.

Je suis heureux, après avoir été formé à la médiation numérique je forme des médiateurs numérique à mon tour. C’est la meilleure chose qui pouvait m’arriver.

J’ai planté un arbre à palabres quelque part dans l’est de la France.

Je vois les Tiers-Lieux pousser comme une forêt. Je vis à Bourk (avec un k pour les intimes). Rien que dans ma rue il y a un café-restau et un espace de coworking qui se revendiquent comme tel. Quand je repense à 2012… Au Comptoir numérique… Saint-Etienne… #LesVraisSavent

Je fais de la llittératube, de la littérasphère, de la littéranum, c’est un peu grâce à François Bon, tiers-éditeur au tiers-livre. Ce blog va bientôt devenir un espace de création.

J’ai un point commun avec Jack Dorsey, le fondateur de Twitter. Je pense que Fip est la meilleure radio du monde. Fip c’est de l’argent public, la firme au piaf bleu paie-t-elle des impôts en France ? Non pas de tatouage pour moi merci.
J’ai la preuve que Fip est la meilleure radio du monde, j’ai découvert ce morceau fait avec des enfants de Marseille, en termes de MédiaLab c’est du haut niveau !

Je vous fais des bisous. À bientôt les Loulous !

Animer des Initiations Arduino, ce que j’ai appris

Cela fait bien longtemps que je n’ai pas alimenté ce blog, je n’en suis pas moins actif pour le moins.

Ma formation s’est arrêtée pour ce mois de décembre. Je consacre mon temps aux cours et au Lab01, Tiers-Lieux d’Ambérieu-en-Bugey, où je suis en stage. 

Afin de parfaire mes compétences de médiateur numérique, j’ai organisé des séances d’initiation Arduino.  Trois mercredis soirs d’affilé, sans pré-inscriptions, avec un peu de com’. C’est en forgeant que l’on devient forgeron.

C’est quoi Arduino ? Pourquoi Arduino ?

Arduino c’est une carte électronique dotée d’un micro-contrôleur, on peut brancher des capteurs et des actionneurs dessus. Il est possible de réaliser plein de projets sympas. (Construire des robots, imprimantes 3D, stations météos, etc…).

J’ai choisi Arduino car la manipulation de l’objet demande de faire des branchements électriques, d’écrire du code numérique et d’injecter ce code dans la carte. Dans le contexte d’un FabLab il me semble important que le public puisse toucher et manipuler, qu’il voit les effets d’un fichier numérique sur un objet réel (comme l’impression 3D).

Arduino permet également une bonne initiation au code. Il y a des outils de code visuels (nous le verrons) et l’on peut se confronter à la réalité de son IDE et la rudesse du code C.

Préparation

Rassurez vous : pas besoin d’être un hyper pro de l’Arduino pour réaliser ce type d’animations. Il suffit de bien connaître le sujet, d’être capable de réaliser quelques manipulations (faire clignoter une guirlande de leds par exemple), écrire et savoir décrypter des lignes de codes.

L’important c’est de donner le goût, le goût d’apprendre et d’aller plus loin, de chercher par soi-même. Donner l’envie d’avoir envie…

Pour communiquer, j’ai utilisé les réseaux sociaux du Lab. 
Le petit truc en plus : nous avons une Bulloterie au Lab, elle m’a permis de connaître les membres du Lab intéressés par le sujet et de leur envoyer un texto personnalisé.

En parallèle, j’ai créée une page MoviLab Arduino. J’ai simplement copié les éléments présents sur une autre page du wiki : Médiation numérique à l’internet des objets.
J’ai ensuite complété avec d’autres infos et liens et je suis arrivé à un beau résultat.

J’ai même écrit à l’ami Monsieur Bidouille pour qu’il intègre le lien dans la description de sa magnifique vidéo.

Cette page MoviLab a plusieurs fonctions :
– Elle permet de présenter et d’introduire le sujet lors de l’atelier.
– Elle sert de ressources et de trame pour l’atelier.
– Elle sert d’outil de remédiation et d’autonomisation des participants, les apprenants auront de la matière à ramener chez eux.

Pour me donner une feuille de route plus précise, je me suis servi de mes cours d’andragogie de l’ADEA et j’ai construit un scénario pédagogique. Une trame à suivre pour ne pas me perdre.

L’atelier

Le grand soir est arrivé. Tout d’abord, il faut créer l’ambiance, donner à voir et à toucher. Mettre un peu de musique, disposer du matériel à droite à gauche. Faire comprendre que l’on est dans un FabLab où l’on fait des trucs et construit des machins à partir de ses propres mains.

J’ai commencé par montrer la vidéo de U=RI. 2 minutes 30. Courte. Efficace. Elle permet d’introduire le sujet.
Ensuite, il s’agit de répéter, de remontrer, de répondre aux premières éventuelles questions. C’est également le moment de montrer les possibilités de l’Arduino avec de beaux objets comme le Smart Citizen, le Makey Makey ou la Gamebuino.

Mes ateliers ont attiré des enfants, j’ai donc adapté mon langage et réduit le nombre d’informations et d’exercices que je souhaitais donner.

Première manipulation : le Blink, brancher une led et une résistance sur la breadboard, les relier à l’Arduino et les faire clignoter grâce au bon code.

Il est possible de faire de l’Arduino sans Arduino. Tinkercad propose de faire des montages virtuels avec son programme Circuits.

Ensuite j’ai proposé aux enfants de complexifier les choses en faisant une guirlande : brancher trois leds et les faire clignoter alternativement comme un feu rouge. 

Tinkercad circuits

Un des avantages de Tinkercad est qu’il est possible de faire du code visuel et ensuite de montrer le code C produit pour mieux le traduire et le décrypter.

Une façon de poursuivre tout en simplifiant les choses est de montrer un kit Grove. Ce kit, que l’on peut acheté avec Arduino, permet de faciliter les branchements. On peut donc se concentrer sur le code.

Ce que j’ai appris

L’atelier appelé « Initiation Arduino » a surtout attiré des enfants ou des adultes qui accompagnent leurs enfants.

On ne transmet pas la même information de la même façon à un enfant de CM1 et à un élève de 3ème. Pour les petits, il est trop tôt pour écrire en C, après le premier Blink, vient le moment de jouer au Makey Makey ou code.org.

Il faut trouver à chacun le juste niveau de difficulté et le réadapter à chacun instant. Après « je ne comprends pas », on descend d’un cran et vient le « c’est trop facile » : l’enfant avait besoin de passer par une étape plus simple pour réussir une tâche plus complexe.

Avoir un scénario pédagogique c’est bien, mais il faut savoir s’en détacher.  Impossible de faire la même séance à des enfants de niveaux différents.

Faire des Initiations Arduino doit servir des prétextes : pour découvrir le FabLab, la culture numérique, de nouveaux outils numérique.

On est vite dépassé, par la techno ou par les questions et les envies des apprenants. Impossible de devenir un expert Arduino, à moins d’en faire son métier et devenir électronicien ++. 

Faire des initiations Arduino, c’est aider les autres à franchir une barrière, celle d’un nouveau langage fait de codes et de manipulations. Et cela résume bien, je crois, la médiation numérique.